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SAINT-ÉTIENNE   MOUVEMENT POUR LE LOGEMENT DE TOU’TE’S (2019 - ....)
Publié le 14 décembre 2018 | Maj le 25 avril 2020

Alerte expulsion - Appel à soutien


Une trentaine de personnes de différentes nationalités (dont des femmes enceintes, des familles avec des enfants en bas âge...) vivent au 1 de la rue Brossard.
Ils et elles ont investi ce lieu inoccupé parce qu’ils n’ont aucune autre ressource pour trouver un hébergement. Ils et elles sont menacé·es d’expulsion.

  • Expulsion du squat au 13 rue Jules Janin (Carnot)

    En début de matinée, les familles du squat de Carnot ont été expulsées malgré la quinzaine de personnes en soutien.
    Une réunion est prévue ce soir, mardi 6 mars, à 19h à l’amicale du crêt de roc pour faire un point sur la situation.

  • Nouvelle réunion et apéro de soutien

    Nouvelle réunion d’info et de mise à jour ce soir, vendredi 14 décembre à 18h à l’amicale du crêt de roc.
    Au même moment et au même endroit, l’école des frères chappes (parent·es d’élèves et enseignant·es) organise un apéro de soutien, pour récolter un peu d’argent pour soutenir une famille et l’aider à se loger.

  • Réunion demain, vendredi 30 novembre à l’amicale du Crêt de Roc pour échanger et s’organiser ensemble

  • Pas d’expulsion mais voir l’article « Aberration ordinaire » (https://lenumerozero.info/Aberration-ordinaire-3928) pour un récit de la journée

  • Expulsion en cours du squat au 13 rue Jules Janin (Carnot)

    Besoin de monde. venez, diffusez !
    Des ouvriers sont là pour détruire la maison.

  • Expulsion en cours du squat au 13 rue Jules Janin (Carnot)

  • Prochaine réunion

    Vendredi 30 novembre à 18h, toujours au local des JC au 3 rue Brossard

  • En plein hiver, le préfet coupe l’éléctricité à une douzaine de personnes

    Depuis le mois de juin dernier, une douzaine de personnes vit dans une maison occupée dans le quartier de Carnot. Surtout des femmes et des enfants (dont certains en très bas age) elles sont sans ressources et ont élues domicile là ou elles peuvent alors même que le 115 leur a fermé ses portes.
    Hier matin, alors que le thermomètre affichait à peine 2 degrés, des agents ERDF sont venu coupé le courant en arguant un ordre préfectoral. L’électricté est la seule source de chauffage et de cuisson des aliments dans la maison. Ce soir la mère de famille a du marcher jusqu’au foyer de la rue de la Fontaine (chateaucreux) pour faire cuire du riz pour ses gamines. Honte à vous Monsieur le préfet.

    Depuis deux jours, les plus jeunes d’entre elles ont pu dormir à l’hotel grace à la solidarité, mais demain elles seront de retour dans la maison sombre et froide. Elles continuent malgrès tout à aller à l’école tous les matins.

    Nous appellons ce jour les travailleur’euses de l’energie a refuser de faire ce sale boulot et de remettre le courant à ces familles, et nous appellons toutes personnes solidaires à se tenir prêt’es, s’il le faut, à faire pression sur la prefecture pour que ces personnes récupèrent leur droit.

  • Prochaine réunion

    Pour faire un point sur la semaine écoulée et sur la mobilisation à venir.
    Rendez-vous vendredi 16 novembre à 18h au local des JC au 3 rue Brossard

  • Point du lundi 12 novembre

    Des nouvelles des militant-e-s présent-e-s ce matin lundi 12 novembre :
    "Nous étions nombreux ce matin à faire cette permanence : entre 5h30 et 9h, une vingtaine de personnes sont passées et restées le temps qu’elles pouvaient.

    Un policier en civil est arrivé vers 8h.
    Une personne de la maison bleue est venue nous avertir car, dommage, à ce moment-là il n’y avait personne de nous tous dans la rue.
    Il était dans le couloir d’entrée de la maison avec sa torche et son cahier à la main.
    On était une dizaine et je pense qu’il était bien surpris de nous voir débouler.
    À 2 ou 3, on a fait un petit ping-pong de discussion avec lui :
    - Qu’est-ce que vous faites là  ?
    - Je fais mon boulot. Je note les gens qui sont encore là et leur dire qu’on va venir les expulser.
    - Est-ce que vous avez un ordre d’expulsion, un justificatif...?
    - Non, je n’ai pas les papiers avec moi.
    - Il n’y a pas de procédure d’expulsion en cours, nous le savons, un avocat est allé vérifier.
    - Vous êtes mal renseigné. Il y a un ordre d’exécution et je suis venu leur signifier.
    - Vous leur avez déjà signifié ça un certain nombre de fois. Ils sont au courant. En attendant, vous êtes dans un lieu privé et vous n’avez rien à faire là .

    Sur ce, il est sorti en précisant qu’il était rentré parce que la porte était ouverte.

    Sur cette histoire de porte ouverte, certains habitants de la maison bleue disaient que la porte était fermée et qu’il avait une clef. D’autres, que la porte de la maison était souvent ouverte...
    Donc, on va voir s’il repasse dans la journée (les habitant(e)s nous appellent au cas où)et ce qui se passe demain matin pendant la permanence.
    N’hésitez pas à poser des questions si je n’ai pas été assez claire ou pour plus d’info si besoin"

    Demain restons nombreux-ses à les soutenir !

Ils ont investi ce lieu inoccupé parce qu’ils n’ont aucune autre ressource pour trouver un hébergement. L’état est normalement tenu par la loi d’héberger de manière inconditionnelle toute personne [1].

Mais, dans la réalité des choses, l’état n’a pas grand chose à proposer. Le numéro d’urgence logement, le 115, n’a pas de solution, faute de moyens. Bien qu’il n’y ait aucune procédure d’expulsion en cours, la police les harcèle quotidiennement de manière violente et brutale, les menace d’expulsion musclée, en outrepassant le cadre de la loi.

Dans un contexte politique où les migrants sont maltraités, ce genre de procédés se banalise.

Ne laissons pas faire, ne restons pas spectateurs.

Elles et ils ont besoin de soutien !

Réagissons !

Si vous êtes témoin de telles pratiques illégales, n’hésitez pas à filmer [2], à intervenir : vous êtes dans votre droit [3].

P.-S.

Ci-joint ce document à faire circuler, afficher, distribuer au maximum.

Notes

[1L’accès au dispositif d’hébergement ouvert à tous : C’est ce qu’on appelle le principe d’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence. Toute personne sans-abri a accès à un dispositif d’hébergement d’urgence, sans condition de nationalité ni de régularité de séjour. « Toute personne sans-abri et en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. » (Code de l’Action sociale et des familles, article L. 345-2-2)

[2« Les policiers ne bénéficient pas de protection particulière en matière de droit à l’image, hormis lorsqu’ils sont affectés dans les services d’intervention, de lutte anti-terroriste et de contre-espionnage spécifiquement énumérés dans un arrêté ministériel et hormis les cas de publications d’une diffamation ou d’une injure à raison de leurs fonctions ou de leur qualité.
La liberté de l’information, qu’elle soit le fait de la presse ou d’un simple particulier, prime le droit au respect de l’image ou de la vie privée dès lors que cette liberté n’est pas dévoyée par une atteinte à la dignité de la personne ou au secret de l’enquête ou de l’instruction.
Les policiers ne peuvent donc s’opposer à l’enregistrement de leur image lorsqu’ils effectuent une mission. Il est exclu d’interpeller la personne effectuant l’enregistrement de lui retirer le matériel ou de détruire l’enregistrement ou son support. » (circulaire n°2008-8433 du 23 décembre 2008)

[3Juridiquement le délit « de solidarité » n’existe pas. Mais cette expression est utilisée pour dénoncer les poursuites et les condamnations de celles et ceux qui viennent en aide à des personnes étrangères en situation irrégulière en France.
Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel, dans sa décision du 6 juillet 2018, estime que, en réprimant toute aide apportée à la circulation de l’étranger en situation irrégulière le législateur n’assure pas une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité, inscrit dans la Constitution, et l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public. Aider à la circulation ou au séjour d’une personne en situation irrégulière ne devrait plus être passible de poursuites, tant que cela est réalisé dans un but humanitaire.


Proposé par camelote
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