Actualité et mémoire des luttes à Saint-Étienne et ailleurs
MÉMOIRE ARMEMENT - MILITARISATION / MOBILISATIONS - LUTTES / MOUVEMENT OUVRIER
SAINT-ÉTIENNE / LOIRE (42)  
Publié le 31 octobre 2022 | Maj le 2 novembre 2022

1912-1952 - Ouvrier.e.s pacifistes et fabrication de guerre : un sujet sensible


L’économie de la région stéphanoise a longtemps reposé sur la production d’armement. Entre la manufacture nationale d’armes, les grandes usines sidérurgiques produisant des blindages et des obus, les entreprises de la construction mécanique ou automobile sous-traitantes des armées ou même les sociétés des fabricants d’armes de chasse, nombre d’ouvriers ont dû, de gré ou de force, s’employer dans une industrie potentiellement destructrice.

Monde ouvrier et pacifisme autour de la Grande Guerre

La nécessité s’est cependant doublé, pour un certain nombre de travailleurs, d’une contestation, voire d’une hostilité, vis-à-vis de cette industrie de guerre. Le mouvement ouvrier, avec ses expressions internationalistes du XIXe siècle – Internationales ouvrière, anarchiste et socialiste –, a maintenu au XXe siècle un crédo pacifiste, parfois antimilitariste [1]. La proximité entre socialisme et syndicalisme facilite cette diffusion. De nombreux syndicats affiliés à la CGT n’hésitent pas, avant 1914, à dénoncer les périls qui menacent les peuples européens. Entre seconde Crise du Maroc et Guerres balkaniques, les nations du Vieux Continent semblent sur le point de plonger dans un gigantesque brasier.

Le Congrès des syndicats français contre la guerre des 24 et 25 novembre 1912 invite ainsi, dans l’une de ces décisions, les travailleurs du pays à chômer le 16 décembre suivant. Le syndicat des ouvriers mouleurs de Saint-Étienne met en application cet appel. Du point de vue des employeurs travaillant pour les armées, cette position ne passe pas. Aux usines de la Chaléassière, la direction organise la fermeture de l’atelier [2]. Ce lock-out permet de congédier les ouvriers les plus engagés. Les autres sont repris quelques jours plus tard, aux conditions imposées par l’entreprise.

La menace antimilitariste est anticipée par l’armée française. Instauré par la loi Boulanger de 1886 afin de recenser les individus suspects d’espionnage, le carnet B devient progressivement un instrument chargé de lister l’ensemble des individus pouvant, par hostilité à l’armée ou à la patrie, entreprendre des actes de sabotage. Syndicalistes révolutionnaires, socialistes et anarchistes sont concernés par ce travail administratif. Cependant, lorsque la guerre devient inéluctable, le gouvernement fait le choix de ne pas mettre en application les arrestations préventives envisagées. La mobilisation est alors relativement consensuelle, caractérisée par une certaine résignation. Seule une poignée de militants anarchistes tente d’échapper, pendant quelques jours, à l’appel des drapeaux, en se cachant dans le massif du Pilat [3].

Aux heures les plus tragiques de la Grande Guerre, la tendance minoritaire de la CGT, opposée à l’Union sacrée, continue de porter une volonté de paix – au risque de la paix blanche, c’est-à-dire sans modification de frontières. D’importantes menaces judiciaires pèsent pourtant sur les militants, surtout pour les soldats affectés dans les usines de guerre. Les grèves de 1917 et du printemps 1918, animées notamment par le militant Clovis Andrieu, revendiquent ouvertement la fin du conflit [4]. Les révolutions russes et le traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) crédibilisent un tel horizon.

Lors de la Première Guerre mondiale, le préfet Charles Lallemand engage un combat acharné contre la propagande pacifiste, notamment produite par le groupe des amis de CQFD (Ce qu’il faut dire), hebdomadaire fondé par le militant anarchiste Sébastien Faure (AD Loire, 10 M 445, lettre du commissaire de police de Saint-Étienne chargé des délégations judiciaires et du service des étrangers au préfet de la Loire Charles Lallemand, 25 janvier 1915).

Le mouvement communiste, né au cœur du conflit, reprend l’antienne des militants socialistes et anarchistes des décennies précédentes. Ce point de vue s’inscrit, sans toujours se confondre, avec le discours des associations d’anciens combattants, toutes aussi vigoureuses dans leur revendication du « plus jamais la guerre » après « la der des ders » [5]. Un exemple est donné par l’ARAC, Association républicaine des anciens combattants, fondée en 1917. Cette organisation n’a cependant pas de rapport immédiat avec le mouvement ouvrier, malgré la politisation ultérieure de l’un de ses fondateurs, Henri Barbusse, adhérent du Parti communiste français à partir de 1923. L’écrivain est également à l’origine de la fondation, en 1933, du Mouvement Amsterdam-Pleyel, mis en place face à la montée du péril fasciste. La proximité de ces associations avec d’autres organisations du « conglomérat communiste », notamment la CGTU, permet toutefois de rapprocher ces engagements militants du monde ouvrier proprement dit [6].

Après 1945, un pacifisme ouvrier sous influence communiste

Après la Libération, la sidération née des explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki entretient le sentiment pacifiste. La nébuleuse d’organisations proches du PCF poursuit le travail militant entamé au cours de l’entre-deux-guerres. La Guerre froide naissante renforce, à partir de 1947, une telle orientation. Elle justifie notamment de nombreuses opérations antimilitaristes, motivées par l’internationalisme et la lutte anticoloniale. La guerre d’Indochine sert de contexte à ces revendications. Un important mouvement de contestation, parti des dockers de Marseille en novembre 1949, s’étend dans d’autres centres industriels français – la grève atteint les mineurs et les cheminots de Saint-Étienne en février 1950.

AM Saint-Étienne, 5 FI 10636, Grève des mineurs et des cheminots ou manifestation pour la paix, février 1950 : Manifestants et forces de l’ordre avenue de la Libération. Cliché de Léon Leponce.

L’un des épisodes de cette campagne est connu sous le nom d’« affaire de Roanne », parfois baptisée « affaire du train » [7]. Le 23 mars 1950, à l’appel d’affiches placardées par la CGT, et d’un article du quotidien communiste Le Patriote de Saint-Étienne, une manifestation est organisée contre le départ d’un train chargé de cinq automitrailleuses, produites à l’Arsenal de Roanne et destinées, via le camp militaire de Coëtquidan, à être expédiées en Indochine. Les militants présents, principalement membres de la CGT, du PCF, de l’Union des femmes françaises (UFF) ou de l’Union des jeunes filles de France, se placent en nombre sur les rails, afin d’interrompre le convoi. À l’issue de l’assaut des forces de l’ordre, de nombreux manifestants sont arrêtés et emprisonnés au fort Montluc.

Le Patriote de Saint-Étienne, 4 février 1952.

Parmi les dix-huit inculpés poursuivis par le tribunal militaire de Lyon, à partir du 22 août 1950, se trouvent le secrétaire de la Bourse du travail de Roanne Pierre Goutorbe [8], la secrétaire locale de l’UFF Jeanne – dite Jeannette – Pitaval [9], le journaliste du Patriote de Saint-Étienne Lucien Benoît [10] ou l’instituteur François Petit [11]. Malgré les lourdes charges pesant sur les inculpés – tentative d’entrave violente à la circulation du matériel destiné à la Défense nationale, plus provocation à ladite tentative d’entrave –, les « 18 de Roanne » sont finalement acquittés le 26 août. Cet événement s’inscrit dans un calendrier particulièrement agité, marqué par l’écho de l’appel de Stockholm, pétition lancée par le Conseil mondial de la paix, le 19 mars 1950, contre l’usage de l’arme atomique. D’autres manifestations du même type surviennent ensuite à travers le pays : le 11 mai à Saint-Brieuc, à Cannes en octobre 1950, à Nantes en mars 1951, etc.

Ces militants chevronnés s’impliquent ainsi dans des actions potentiellement violentes. La plupart occupent des responsabilités locales au sein de la nébuleuse communiste. Ces engagements réalisés au nom du pacifisme contestent ouvertement la politique gouvernementale, anticipant – ou même recherchant – la répression militaire ou judiciaire de la part des autorités. Cette prise de risque est même légitimée, puisqu’elle s’inscrit dans la carrière militante de ces personnalités, à l’image des responsables syndicaux et politiques des années 1920 et 1930, dont la condamnation judiciaire était une condition privilégiée de leur ascension hiérarchique.

La dimension conflictuelle de la revendication pacifiste au sein du mouvement ouvrier n’est cependant pas aussi systématique. L’hostilité que génère la course aux armements dans une large frange de l’opinion française, facilite par exemple la liaison entre militants communistes et militants chrétiens [12]. Cette proximité trouve un terrain d’expression privilégié au sein du Mouvement de la Paix, dont la fondation au niveau international, à partir de 1948, s’inscrit dans la prolongation directe du Kominform [13]. L’influence communiste au sein de la CGT facilite alors les passerelles entre le mouvement syndical et le reste du « conglomérat ».

AM Saint-Étienne, 5 FI 602, Saint-Étienne, parvis de l’Hôtel-de-Ville : Manifestation du 1er mai 1952, pour la Paix au Vietnam. Cliché de Léon Leponce.

Les conditions sont réunies, à nouveau, pour que les travailleurs chargés de fabrications militaires puissent exprimer un cas de conscience. Le texte suivant, paru en février 1952, illustre bien cette brèche fragile et incertaine, entre opinion et nécessité. Maurice Combe, présenté comme « ouvrier chrétien » plutôt que comme prêtre-ouvrier [14], militant CGT, assume publiquement la lecture d’un rapport produit dans le cadre des Assises départementales du Mouvement de la Paix, devant les membres du Comité de la Paix des usines de la SFAC (Société des forges et ateliers du Creusot, groupe Schneider), à la Chaléassière [15]. Le Patriote, quotidien communiste de Saint-Étienne, se fait l’écho d’une revendication qui s’inscrit parfaitement dans l’agenda du parti et du « conglomérat ».

P.-S.

La suite de cet article à lire sur le site du Gremmos.

Notes

[1Pour simplifier une question sémantique loin d’être neutre, la distinction actuelle entre pacifisme et antimilitarisme tient principalement à l’objet de la contestation : la guerre et ses destructions, pour le premier terme ; pour le second, l’institution militaire et de son mode de fonctionnement, voire la promotion exagérée de l’armée dans le gouvernement des États – autrement dit le militarisme. Les deux concepts se recoupent partiellement. Le débat demeure riche sur cette segmentation complexe, parfois arbitraire, réalisée le plus souvent ex post : Marc Angenot, L’antimilitarisme : idéologie et utopie, Montréal, Université McGill, coll. Discours social / Social Discourse, nouvelle série, vol. I, 2001 ; Jean-Philippe Lecomte, « L’antimilitarisme. Proposition de définition », Les Champs de Mars, n°9, 2001, p. 111-133. L’usage du terme antimilitarisme est déjà courant au XIXe siècle, quand la notion de pacifisme apparaît seulement au début du XXe siècle.

[2Archives départementales de la Loire, 10 M 347, questionnaire relatif au lock-out des ouvriers mouleurs de Leflaive & Cie, décembre 1912. Lire aussi l’encadré « Guerre à la guerre ! Antimilitarisme, antipatriotisme et pacifisme avant 1914 » dans GREMMOS (éd.), Le monde ouvrier face à la Grande Guerre. Le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925, Saint-Barthélémy-Lestra, Actes Graphiques, 2018

[3Jean-Jacques Becker, Le carnet B : les pouvoirs publics et l’antimilitarisme avant la guerre de 1914, Paris, Éditions Klinksieck, 1973 ; idem, 1914 – Comment les Français sont entrés dans la guerre, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1977, notamment p. 351-352 et 394. Pour une approche complémentaire : Guillaume Davranche, Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), Paris, L’Insomniaque-Libertalia, 2014.

[4Gérard Raffaëlli, «  Les mouvements pacifistes dans les usines d’armement de la région de Saint-Étienne (1914-1918)  », dans Actes du 98e congrès national des sociétés savantes, Saint-Étienne, 1973, Paris, Bibliothèque nationale, 1975, p. 221-237 ; Gérard Raffaëlli et Michelle Zancarini, « ANDRIEU Clovis », dans Jean Maitron, Claude Pennetier et Paul Boulland (dir.), Dictionnaire biographique mouvement ouvrier mouvement social Maitron [en ligne], 2022 ; Michelle Zancarini-Fournel, « Clovis Andrieu (bassin stéphanois, 1915-1919) : syndicalisme pacifiste d’action directe ou collaboration des compétences ? », dans Jean-Louis Robert (dir.), Le syndicalisme à l’épreuve de la Première Guerre mondiale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, p. 87-94.

[5Antoine Prost, Les anciens combattants et la société française 1914-1939, Paris, Presses de Sciences Po, 1977, 3 tomes.

[6Sur le mouvement Amsterdam-Pleyel et ses liens avec le « conglomérat communiste », lire notamment Jocelyne Prézeau, « Syndicats et organisations de masse. Le cas d’Amsterdam-Pleyel (1932-1934) », dans Danielle Tartakowsky et Françoise Tétard (dir.), Syndicats et associations. Concurrence ou complémentarité ?, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 391-398. Sur Henri Barbusse : Jean Relinger, Henri Barbusse, écrivain combattant, Paris, Puf, 1994.

[7Sur l’histoire de « l’affaire de Roanne » et son issue judiciaire : Alain Ruscio, Les communistes français et la guerre d’Indochine 1944-1954, Paris, L’Harmattan, 1985, p. 257 et suiv. ; Cahiers de l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon, n°1, 2000 (numéro consacré à l’affaire de Roanne) ; Vanessa Codaccioni, « “Le juridique, c’est le moyen ; la politique, c’est la fin” : les avocats communistes français dans la “lutte contre la répression” de guerre froide », Le Mouvement social, n°240, 2012, p. 9-27 ; eadem, Punir les opposants. PCF et procès politiques 1947-1962, Paris, CNRS Éditions, 2013.

[8« Le Roannais, Pierre Goutorbe, un résistant de la première heure », Cahiers de l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon, n°8, 2005 ; « Pierre Goutorbe, militant du Roannais », Cahiers de l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon, n°19, 2010.

[9Daniel Durand, « Roanne : l’UFF dans la lutte contre la guerre d’Indochine – une personnalité forte : Jeannette Pitaval », dans Paroles de femmes. 1945-1975, l’Union des femmes françaises de la Loire : « De la Résistance aux combats pour les femmes », actes du colloque du CEDMO42, 2 avril 2015, p. 52-59 ; Julien Lucchini, « PITAVAL Jeanne, Stéphany [née VORON] », dans Jean Maitron, Claude Pennetier et Paul Boulland (dir.), Dictionnaire biographique mouvement ouvrier mouvement social Maitron [en ligne], 2020.

[10Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier, « BENOIT Lucien », dans Jean Maitron, Claude Pennetier et Paul Boulland (dir.), Dictionnaire biographique mouvement ouvrier mouvement social Maitron [en ligne], 2021.

[11Jacques Girault, « PETIT François », dans Jean Maitron, Claude Pennetier et Paul Boulland (dir.), Dictionnaire biographique mouvement ouvrier mouvement social Maitron [en ligne], 2014.

[12Daniel Durand, « Chrétiens et communistes dans la lutte pour la paix dans la Loire », dans Combattants de la paix. 1948-1998 : le Mouvement de la paix Loire : « de l’interdiction de la bombe atomique à la paix en Algérie et au Vietnam », actes du colloque du CEDMO42, 23 mai 2018, p. 47-55.

[13Olivier Le Cour Grandmaison, « Le mouvement de la paix pendant la guerre froide : le cas français (1948-1952) », Communisme, n° 18-19, 1988, p. 120-138 ; Yves Santamaria, Le parti de l’ennemi ? : Le Parti communiste français dans la lutte pour la paix (1947-1958), Paris, Armand Colin, 2006. Sur l’histoire locale du mouvement : Jean-Michel Steiner, « De la guerre passée à la guerre annoncée. Les Combattants de la paix du département de la Loire de 1949 à 1954 », dans Combattants de la paix, op. cit., p. 11-22.

Le Kominform, héritier indirect du Komintern, est fondé en septembre 1947. Ce bureau d’information des partis communistes a pour fonction la coordination idéologique et l’échange d’expériences entre ses neuf membres, dont le PCF. Il s’agit en réalité d’un instrument permettant au PCUS de contrôler l’action des partis communistes dans les autres pays européens.

[14Dans une riche bibliographie consacrée aux prêtres-ouvriers, débuter par : Nathalie Viet-Depaule, « COMBE Maurice, Marcel, Marie », dans Jean Maitron, Claude Pennetier et Paul Boulland (dir.), Dictionnaire biographique mouvement ouvrier mouvement social Maitron [en ligne], 2022.

[15Les Forges et ateliers de la Chaléassière, connues sous la raison sociale Leflaive & Cie entre 1908 et 1922, deviennent ensuite la Société anonyme des Établissements Leflaive jusqu’en 1926, puis la Société nouvelle des usines de la Chaléassière (SNUC) jusqu’en 1941. Le groupe Schneider loue alors les usines de la Chaléassière par l’intermédiaire de sa banque, l’Union européenne industrielle et financière. Il acquiert la SNUC en 1946, avant d’inclure ses actifs dans la constitution d’une filiale, la Société des forges et ateliers du Creusot (SFAC), en 1949.


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