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ACTUALITÉS RÉPRESSION - PRISON
Publié le 19 janvier 2009 | Maj le 26 avril 2020 | 1 complément

Sabottons l’antiterrorisme ! Manifestation nationale à Paris le 31 Janvier 2009 :


Pour lutter efficacement contre le terrorisme, il faut considérer toute la population comme des terroristes potentiels.
Wolfgang Schäuble, ministre de l’intérieur allemand, 2007.

Samedi 17 janvier 2009,

Les lois anti-terroristes vont de pair avec une présence de l’armée et de la police dans l’espace publique.

Quand les militaires paradent en trinôme avec leur F.A.M.A.S en bandoulière, dans certaines rues de France, ils sont complètement hors contexte. Ils ne sont présents que pour donner du crédit à une volonté gouvernementale de créer une paranoïa. Ils ne sécurisent pas l’espace et cela les rend ridicules. D’ailleurs, d’un point de vue technique, leur fusil mitrailleur ne peut d’ailleurs que les encombrer, en cas d’intervention. Mais ils ont tout de même le droit de tirer sur n’importe quel individu qu’ils jugeront « dangereux ». Ridicules, car dans les gares ou les aéroports, quand ces mêmes militaires font des rondes en circulant sur les quais, ils sentent bien qu’ils sont observés, la plupart du temps, par des gens qui ne sentent ou ne ressentent aucun danger potentiel ou réel.

Ils ne leur reste donc, qu’une solution, s’ils ne veulent pas trop perdre la face et ne pas trop être perçu par le publique comme des clowns, marcher d’un pas lent, tout en scrutant autour d’eux la « menace terroriste éventuelle » et ainsi tenter de créer une atmosphère de méfiance.
Il faut prendre le temps de les observer. Il dénotent complètement avec le reste des gens qui circulent dans la gare et sur les quais, occupés à valider leur titre de transport, se payer un paquet de sundy ou un oasis dans les distributeurs, demander un renseignement à l’accueil de la sncf, etc.

On peut dire aussi que cette présence est soit dangereuse soit inutile. Dangereuse car si les militaires étaient prit pour cible, ils auraient encore une fois, la possibilité de se servir de leur arme et on imagine bien ce que pourrait occasionner l’utilisation d’un fusil mitrailleur dans un hall de gare. Inutile car si une réelle menace terroriste se posait, comme par exemple une voiture piégée ou une bombe artisanale placée dans la gare ou sur les quais, on voit mal à quoi pourrait bien servir un trinôme de militaires, dans un cas pareil.

plan vigiconnard : http://www.rhone.pref.gouv.fr/web/1...

Pour les mêmes raisons, la présence des policiers dans nos rues et dans nos gares, est elle aussi problématique et insupportable.

Samedi dernier, deux voitures de la police nationale, sont venues se poster aux abords d’une salle de concert, sur la place Bellevue. Ils se sont imposés et nous on bien fait comprendre de part leur attitude qu’ils étaient chez eux. Armés de flashballs, munit de gilets pare-balle, sans aucunes raisons, ils ont contrôlés plusieurs personnes en les faisant se mettre face au mur. Des pratiques toujours de bon goût.
Une personne du groupe a été emmenée de force au commissariat en garde à vue.

Si les fonctionnaires de police opèrent ce genre de contrôle alors que l’ambiance est sereine, ils contribuent et ils le savent très bien, à mettre une forme de pression sur les organisateurs de concerts et pour les gens présent. De plus, de part leur attitude de toute puissance, ils instaurent une mauvaise ambiance. Une personne témoin de la scène du contrôle était très énervée par l’attitude des flics : « ces lardus c’est vraiment des fils de pute, faire chier le monde, ils ont ça dans le sang, c’est plus fort qu’eux ».

Toute les excuses sont bonnes pour contrôler lors des soirées : « un voisin nous a appeler pour tapage nocturne », « des voisins ont entendus des cris alarmant » et puis, dans l’espace publique, les flics ont une phrase fétiche quand il controle quelqu’un : « Désolé, vous correspondiez à un signalement d’une personne dangereuse ». Les soirs en semaine, les flics n’ont rien d’autre à faire que de patrouiller dans les rues piétonnes, en cherchant du regard les gens qui prennent un verre, ou fument leur cigarettes aux bars. On ne peut pas les ignorer.

Il ne s’agit pas simplement là , de fonctionnaires soumis à la pression du chiffre par leur supérieurs hiérarchique. On ne va pas s’étaler sur les différentes perceptions et attitudes des policiers face aux consignes qui leurs viennent d’en haut. Certains fonctionnaires subissent la politique du chiffre, d’autres l’appliquent avec zèle. Celles et ceux qui ne remplissent pas leur quota se font remonter les bretelles.

Quoi qu’il en soit, nul n’est forcé d’obéir aux ordres.

Ce qui se joue ici, à travers cette présence du bleu marine dans les rues, à travers ces contrôles, qui dépassent de loin le simple contrôle d’identité, puisque les fonctionnaires se permettent des fouilles parfois très minutieuses sur les gens, c’est l’appropriation, par les forces de répression, de l’espace urbain, y comprit lors des soirées privées organisées par des associations.

Le flic, de part les cibles qu’il choisi, est un lâche, il s’en prend toujours aux plus faibles.

Sur les quais de gare aussi, la police surveille, suspecte, contrôle, provoque. Pour légitimer leur propre présence, les flics créent du délit, du danger, des hors la loi. Rassurons nous, aujourd’hui, l’insécurité ce sont les sdf, les personnes qui prennent le train sans payer, les sans papiers, toutes personnes qui possède sur elle une boulette de haschisch, etc.

Alerte au bleu marine : http://www.rhone.pref.gouv.fr/web/1...

Le prétexte de la lutte contre le terrorisme est le meilleurs levier pour parfaire un État policier. La police est -chez elle- partout.

Ces lois sécuritaires doivent aussi se légitimer sur un plan politique, en créant de toute pièce des terroriste ou des risques d’atteintes terroristes. Ce sont récemment les neuf inculpé-e-s de Tarnac qui en ont fait les frais.

voir le site : http://www.soutien11novembre.org/

Le 11 novembre 2008, à l’aube, l’Etat français déclenche l’opération Taïga. 150 policiers anti-terroristes aidés d’un hélicoptère font un raid sur le village de Tarnac (Corrèze).
Des opérations anti-terroristes en lien avec le sabotage de caténaires de la SNCF sont également menées à Paris, Rouens et Limoges.
Cette opération, largement médiatisée, aboutit à l’arrestation et à l’inculpation de neuf personnes, dont une toujours incarcérées (17.01.09).
Depuis le 11 Septembre 2001, les pays européens, à l’instar des Etats-Unis, se sont dotés de lois d’exception pour lutter contre le terrorisme. Progressivement appliquées, elles sont le fer de lance d’une politique sécuritaire en extension.

A partir de différentes villes, des bus seront mis en place selon le nombre de personnes inscrites.

Si vous êtes intéressée, vous pouvez réservé votre place ici : solidaritelyontarnac[at]riseup.net

Lancé par le comité de Soutient aux inculpés de Tarnac dans toute la France et peut être a l’étranger, 10 jours de concerts débats, rassemblements, manifs organisés par les différents comités dans plein de villes.
Voir le programme sur sainté : Soutien aux inculpé-es du 11 novembre et aux insurgé-es grec-ques. Du 23 au 26 Janvier 2009


Proposé par mario
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1 complément

  • Je ne dirais qu’une chose : Vive la Police Nationale.
    Ça vaut mieux que de m’étendre sur des propos vides de sens, malgré un fait évident ; ils démontrent bien l’image qu’ont le public de la profession. Fort dommage.

    Bien à vous.

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