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ACTUALITÉS ANTIFASCISME / GENRE - FÉMINISME
Publié le 18 janvier 2019 | Maj le 20 février 2019

Droites comme des clous qui brillent dans une nuit magnifique...


Traduction d’un texte sur le viol collectif d’une femme dans un local antifasciste à Parme, et du continuum des violences perpétrées par le milieu. Comment peut-on se prétendre anarchiste et antifasciste et ne pas VOIR les violences faites aux femmes ?

Nous avons voulu traduire ce texte qui raconte l’histoire de Claudia (le nom a été changé) car elle montre les mécanismes qui permettent la perpétuation des violences sexuelles des hommes contre les femmes.
Mais elle montre aussi LA SOLIDARITE qui peut se mettre en place malgré les phénomènes de meutes. Meutes qui se protègent, tentant d’empêcher la parole et la mobilisation, en décrédibilisant, humiliant, marginalisant et terrorisant la victime. Et aussi et surtout LE COURAGE de Claudia et de nous toutes.
Un viol collectif a eu lieu dans un espace militant antifasciste, à Parme, en Italie, comme cela se passe partout dans la société.
C’est difficile d’aller contre son propre groupe d’appartenance quand il nous accuse de le fragiliser, de le trahir et nous rend responsables du chaos. Ce transfert de responsabilité est mis en place pour nous faire taire mais les traîtres, ce sont les violeurs et tous ceux qui les soutiennent !!
La seule solution c’est la lutte et la solidarité entre les femmes.

Les traductrices Arrabbiate lestraductricesarrabbiate chez autistiche.org

Comment réparer 4 fissures avant que quelque chose ne se casse définitivement

Au mois de septembre 2010, à Parme, rue Testi, un nombre incertain d’individus (entre 4 et 6) ont été acteurs et/ou spectateurs d’un viol collectif d’une jeune femme qui était âgée d’à peine 18 ans.
Cette violence a été perpétrée sur une personne inconsciente, état qui n’a pu être causé par le peu de vin qu’elle se souvient avoir bu.
Au moment du viol, elle était incapable de donner son consentement ou de résister physiquement ou verbalement. Nous le savons car les violeurs ont filmé la scène avec leur portable. Ce que l’on voit dans cette vidéo ne nous laisse aucun doute concernant la nature de la violence dont ils sont coupables, car en plus de leur acte terrible ils avaient la volonté de la faire doublement souffrir en la pénétrant avec un fumigène.
Nous aurions préféré ne pas entrer dans les détails mais cet élément est important car cet objet ou plutôt son nom est devenu le surnom péjoratif de la victime, les mois qui ont suivi le viol.
La fille au fumigène ne pouvait vraiment pas imaginer que les faits de cette nuit-là , qu’elle n’avait jamais dénoncé, par peur, honte ou par besoin de tout laisser derrière elle et d’oublier, étaient devenus un phénomène « viral ».
Cette vidéo a été visionnée par des dizaines et des dizaines de personnes, regardée et à nouveau regardée, jusqu’à la faire devenir le symbole de leur domination et de son humiliation, un spectacle obscène pour rire et se vanter.

Et jusque-là , tout va mal, très mal….

Mais le pire doit encore arriver, parce que rue Testi, à Parme, il n’y a pas un bar, une boîte de nuit, une habitation privée et pas non plus un bois obscur et menaçant ou une ruelle sombre et dégradée d’un quartier dangereux. Rue Testi, il y avait un immeuble comme tant d’autres, ces blocs de béton tous identiques… mais celui-ci était différent.
Dans ce bloc de béton armé il y avait le local de la RAF (réseau antifasciste de Parme) et les personnes impliquées dans cette histoire d’horreur et de violence sont des hommes et des femmes qui appartenaient ou fréquentaient la RAF.

Ici, à cet instant, quelque chose se casse.

P.-S.

La suite sur Paris Luttes Info ici


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