Actualité et mémoire des luttes à Saint-Étienne et ailleurs
ACTUALITÉS ÉDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MOBILISATIONS - LUTTES
LOI LRU (2007 - 2009)
Publié le 18 février 2009 | Maj le 12 janvier 2019 | 5 compléments

Grève contre la LRU toujours en cours. Ca bouge dans les facs stéphanoises


Manifestation jeudi 19 février 2009 à 13H30 au départ de la faculté de la Métare

A l’échelon national, la coordination des universités a appelé, lundi 2 février, à une grève illimitée dans toutes les universités. Le vote de cette grève à été adopté depuis par bons nombres de facs.
Sur saint-Etienne, depuis le début du mois de janvier de l’année 2009, les étudiants et une partie des enseignants de la faculté de Tréfilerie sont en grève, rejoints par les salariés du personnel administratif, les chercheurs ainsi que les agents d’entretien.

Régulièrement, des assemblées générales sont organisées. La dernière AG comportait une écrasante majorité de personnes décidées à faire grève. Les étudiants et étudiantes de la fac de droit L1 et L2, réputés pour ne pas être les premiers à débrayer un mouvement de protestation, ce sont eux aussi prononcés en faveur du mouvement de protestation.

A l’heure actuelle, des occupations actives avec débrayage des cours ont lieu.
Cela signifie, que les étudiants, les profs et autres salariés grèvistes, participent aux AG et organisent des activités à l’intérieur de la fac.
En effet, comme le disaient certains d’entre eux :
« lever la main et voter pour la grève dans un amphi cela ne suffit pas, il faut bien que l’occupation et la grève prennent forme, il faut donc un maximum de gens présent dans l’enceinte de la faculté, si tout le monde rentre chez soi après avoir voter la grève, le mouvement ne tiendra pas ».

D’ailleurs, tous les jours, aux alentours de midi, dans le hall central de Tréfilerie, des grévistes organisent un repas collectif ouvert à toutes et à tous.

Il y a aussi d’autres activités. Via, un atelier nommé « réflexions de grévistes », des débats sont régulièrement organisés.

Il faut rappeler que les journées de grève sont retirer sur les fiches de paie. Une « caisse de grève » à donc été crée, en solidarité avec les personnes qui seraient trop pénalisées financièrement par des journées de grève, cette caisse est alimentée par d’autres salariés afin de soutenir les grévistes touchant des bas salaires et très bas salaires.

Localement encore, l’application de la LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités), se traduit, entre autres et pour l’instant, par la suppression de six postes (personnel technique et administratif).

Pour avoir un petit aperçu de ce qui se discute lors des Assemblées Générales, voir les deux vidéos ci dessous :

Une première vidéo ici : le journal de la grève 1

une seconde là  : le journal de la grève 2

ainsi que les dernières motions adoptées dans les facultés :
Motions de la coordination nationale et adoptées par l’AG :
- La CN condamne la politique d’affaiblissement structurelle de la recherche et de l’enseignement, les nouveaux contrats doctoral et les suppressions d’emplois. La communauté universitaire et de recherche demande à être concertée pour une nouvelle loi différente de la LRU ; soutient la mobilisation en cours et appel à un mouvement de grève totale et illimitée (zéro contre et 16 abstentions).

- La CN invite tous les présidents à rejoindre le mouvement ; dénonce la série de réformes sans aucune concertation, la LRU, la précarisation, le démantèlement des concours nationaux, la Masterisation et les réformes des bourses sur critères sociaux. La CN invite les enseignants du premier et second degrés ainsi que les syndicats pour un grand débat national (9 contres et 12 abstentions).

- La CN maintiens ses actions dont la grève et appel à diverses actions (AG au CNRS le 12/02 ; Cérémonie de non-remise des maquettes dans les rectorats le 13/02 ; journée nationale de manifestation le 19/02 ...) (14 contres et 17 abstentions).

- La CN condamne la violence policière et dénonce la présence policière sur les campus (15 contres et 6 abstentions).

Nouvelles motions adoptées par L’AG :
- Dénonce le rapport LAMBERT, refuse la réforme des bourses sur critères sociaux et condamne le démantèlement du CROUS (4 contres et zéro abstention).

- Condamne le démantèlement du CNRS et des grands organismes de recherche (5 contres et 4 abstentions).

- Nous étudiants, condamnons les attaques contre les systèmes d’éducation et l’accès au Savoir (4 contres et 15 abstentions).

- Nous les étudiants grévistes stéphanois resterons mobilisés tant que toutes nos revendications ne seront pas satisfaites ( 201 pours, 29 contres et 97 abstentions).

Demain, jeudi 19 février 2009, sera le premier jour d’occupation de la faculté de la Métare. Une manifestation au départ de cette même fac aura lieu avec la volonté « d’enterrer symboliquement les six postes supprimés » sur Saint-Étienne.
Rendez vous donc à 13H30 devant la fac.

Cette manifestation est évidement ouverte à tout les étudiants et autres personnels des autres facs de Saint-Étienne ainsi qu’aux élèves de lycées, collèges et bien évidement aussi, aux salariés, chômeurs et rmistes désirant soutenir ce mouvement de lutte, jusqu’à présent, relativement tenace et décidé à ne pas céder malgré la répression.

D’autres manifestations auront lieu début Mars, les dates exactes seront communiquées sur le site du Numérozéro ultérieurement.

pour plus d’infos, voir le blog du collectif tréfilerie et de la coopérative étudiante de Saint-Étienne : UJM en lutte

mieux connaitre la LRU : lien wikipédia


Proposé par mario
Partager cet article
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

5 compléments

  • ras le bol de la greve vous pourrissez la vie des jeunes

  • Rendez-vous jeudi 26 février 2009 à 11h au 4 bis rue de l’université pour participer au projet d’UFR autogérée !

    Nous sommes un regroupement d’étudiant(e)s ainsi que d’enseignant(e)s-chercheur(e)s, et nous pensons qu’il est nécessaire, au sein de l’université telle qu’elle est actuellement conçue et vécue, de créer une structure alternative que nous appelons UFR autogérée. En effet, celle-ci s’explique par le fait que le système universitaire que nous connaissons ne répond pas à toutes nos attentes. Pour sa création nous nous sommes inspirés des exemples qui existent déjà à Paris 3 (UFR autogérée) et Paris 8 (UFR zéro).

    De plus le mode de fonctionnement de cette UFRA correspond à la façon dont nous envisageons les relations à l’intérieur de l’université. En effet ne comportant, par exemple, pas de tribune, toute idée de supériorité professeurs/étudiants ou intervenants/étudiants est rejetée de cette UFRA. Il faut préciser que nous ne voulons pas reproduire l’exemple de l’Université populaire car celle-ci est basée sur l’intervention d’une personne délivrant un cours, ouvrant sur un débat ; or nous pensons qu’il est préférable que chacun, sans distinction de niveau, apporte sa connaissance, complète et améliore le débat auquel, une fois encore, chacun est libre de participer. Nous souhaitons sortir du cadre de distribution du savoir actuel qui en est à la consommation pour passer à une organisation où le savoir serait réellement partagé. Il s’agit donc de revoir le mode de transmission des idées et du savoir, développer, penser, une Université différente et émancipatrice. C’est donc pour cela que nous avons choisi de nous inscrire dans une organisation autogérée. Cet espace nous permet d’instaurer un mode d’échange profitant à tou(te)s avec une participation active de tou(te)s puisque chacun partage ses questionnements, interrogations, mais aussi sa connaissance, sa manière de voir etc…

    Petit à petit un profil à cette UFR se dessine. Tout d’abord avec les différents points de vue rencontrés au fil des discussions sur l’université et d’une manière générale au sujet des différents thèmes (non-imposés mais proposés par chacun) abordés au cours des réunions.

    Cependant nos échanges ne sont pas uniquement basés sur le principe de réunion, un forum sur internet a été mis en place. Celui-ci nous permet de poursuivre nos discussions, nos débats mais également de proposer un autre mode de partage et d’aborder ce que nous ne voyons pas forcément en réunion. Il constitue un espace à part entière de cette UFRA.

    Nous essayons ainsi de partager, de discuter, de créer, d’apprendre ensemble à l’intérieur d’une structure d’une organisation autogérée, d’une part pour apporter des réponses, des solutions à nos attentes sur lesquelles ne se base aucunement l’université actuelle et d’autre part, pour susciter d’autres interrogations pouvant sortir du domaine, du contexte universitaire. Ainsi, progressivement se crée cette structure alternative répondant à nos attentes.

    L’idée de cette UFRA est née à la fin du mouvement contre la LRU, nous souhaitons aujourd’hui la proposer au plus grand nombre de personnes au sein même de l’Université de Lyon (Lyon 1, 2 et 3). Cette motivation est relancée par le mouvement de grève des personnels universitaires auquel les étudiant(e)s, réuni(e)s en AG, ont décidé de se joindre. Ce projet permet de passer d’une logique de réaction trop souvent de mise, à une logique de création, création à notre image. Il nous semble donc important de monter une alternative de manière à occuper l’université et de ne pas avoir une « fac morte », c’est pour cela que nous souhaitons mettre en place des conférences-débats auxquelles tous et toutes peuvent participer. L’UFRA est à créer, du nom à son fonctionnement, des thèmes à ses perspectives.

    Pour concrétiser tout ça, nous vous proposons de venir à une première séance de cette UFR. Elle aura lieu jeudi 26 février à 11h. Elle sera introduite par une intervention portant sur la migration du vocabulaire des compétences de l’entreprise vers l’université. Nous prendrons ensuite de le temps de discuter de la mise en place concrète de cette fac alternative pour les prochaines séances.

    Rendez-vous jeudi 26 février 2009 à 11h au 4 bis rue de l’université pour participer au projet d’UFR autogérée !

  • Bonjour,

    de nombreux personnels et étudiants mobilisés sur Lyon considèrent la
    lutte en Guadeloupe exemplaire et fondent solennellement ce jeudi 19
    février 2009 le Liyannaj Kont Pwofitasyon à l’Université (LKPU).

    Nous appelons à étendre l’insurrection dans tous les secteurs en métropole.

    Contact : lkpu chez douaalter.lautre.net

  • Vive la rentrée !!! voir le blog UJM, des nouveautés au programme : [http://ujmenlutte-st-etienne.over-blog.com/article-28130166.html]

  • voir la rubrique opinion : cliquez ici

En complément...

Comment publier sur lenumerozero.info?

Le Numéro Zéro n’est pas un collectif de rédaction, c’est un outil qui permet la publication d’articles que vous proposez.
La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Voila quelques infos rapides pour comprendre la publication. Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous le faire savoir via notre mail lenumerozero [at] riseup.net

 

Lire aussi dans MOBILISATIONS - LUTTES

Lire aussi dans ÉDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS

PROCHAINS RENDEZ-VOUS

À la une...

1er juillet 1910 : éxécution de Jean-Jaques Liabeuf, stéphanois et « tueur de flics »
Publié le 1er/07/2020

Enzo Traverso : « Les déboulonneurs de statues n’effacent pas l’histoire, ils nous la font voir plus clairement »
Publié le 29/06/2020

Élections municipales à Saint-Étienne : victoire absolue de l’abstention
Publié le 29/06/2020

Démission à l’UJM : encore un effort camarades
Publié le 28/06/2020

Démission collective à l’Université Jean Monnet contre le projet de fusion !
Publié le 26/06/2020

Pétition pour le transfert de réfugié.es piégé.es dans les camps en Grèce
Publié le 25/06/2020