Christophe est détenu dans une cellule où la cabine téléphonique ne marche pas. Il doit demander au surveillant pour pouvoir utiliser la cabine qui se trouve dans le couloir. Dans le courant du mois de décembre, alors qu’il avait demandé à un surveillant de pouvoir créditer son compte téléphonique et qu’il avait le combiné de la cabine en main, le surveillant l’a poussé violemment en lui enlevant le combiné des mains, et en lui disant qu’il ne le laisserait pas téléphoner.
Cela s’est passé devant un autre détenu qui était témoin, et devant des caméras. Christophe a donc demandé à ce que la vidéo surveillance soit conservée, et visionnée pour établir la vérité des faits.
Plus tard la cheffe de bâtiment lui a dit qu’il n’y avait pas de témoin et qu’on ne voyait rien sur les vidéos. Il a donné le nom du détenu témoin pour qu’il soit entendu, ce qui n’a pas été fait.
On lui a dit que la directrice passerait le voir à une date donnée. Il a attendu toute une journée, puis le lendemain. Le 31 décembre, alors qu’il demandait des explications, le chef de bâtiment est entré dans sa cellule, et l’a poussé jusqu’au fond de la cellule avec des coups de poings dans le thorax, alors qu’il est malade du cœur. Ils disent que l’agression qu’il a subi en décembre est fausse, et que les vidéos ont été effacées.
Suite à cela, Christophe s’est mis en grève de la faim pendant 9 jours. Le service médical était au courant car on lui amène un traitement tous les matins. Pourtant sa grève de la faim n’a pas été enregistrée ni déclarée, car il n’a pas été admis au médical pour avoir un suivi de sa grève de la faim. Il a fallu qu’il commence une grève de la soif pour que sa grève de la faim soit considérée.
Quand il a dit au chef de bâtiment qu’il allait porter plainte contre lui pour violence, celui ci lui a dit qu’il allait porter plainte contre lui pour calomnies.
Le 15 janvier il avait RV avec le cpip. En chemin, les surveillants lui disent qu’ils ne vont pas l’emmener, et vont le ramener en cellule. Il leur dit que si ils l’empêchent d’accéder à son RV, il s’entaillera le bras dans sa cellule. Ils rient et le ramènent en cellule. Là il s’entaille le bras, il est conduit à l’infirmerie et on le recoud avec 17 points de suture. C’est la deuxième fois à la Talaudière qu’il est contraint à l’automutilation parce qu’il n’est pas pris en compte.
Il se fait également insulter. Un surveillant lui a dit qu’il espérait qu’il allait mourir avec ses problèmes cœur. Un autre lui a dit qu’il ne le laisserait pas aller à la cabine en le traitant de fils de pute. A l’inverse, après avoir insulté en retour, Christophe est puni par un compte rendu d’incident, qui implique des poursuites internes.
Christophe est une personne qui a déjà subi et encaissé beaucoup de violences de la part de l’administration pénitentiaire, qui cherche à lui faire péter les plombs, en le menaçant d’internement.
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