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SAINT-ÉTIENNE  
Publié le 24 septembre 2022 | Maj le 1er octobre 2022 | 1 complément

Journée internationale de lutte pour le droit à l’avortement


Toutes et tous dans la rue le 28 septembre 2022 pour la journée internationale de lutte pour le droit à l’avortement. A Saint-Étienne, le rassemblement a lieu à 18h Place Jean-Jaurès. A l’appel du Collectif Avortement en Europe, les femmes décident :

LE DROIT A L’AVORTEMENT DOIT ÊTRE RECONNU COMME
DROIT FONDAMENTAL PARTOUT ET TOUT LE TEMPS

Aux États-Unis, la Cour Suprême a osé en juin dernier remettre en cause le droit à l’avortement qui dépendra désormais des différents États. À ce jour déjà 18 États interdisent l’avortement ou sont en passe de le faire, quatre réduisent son accès.

Les femmes venant de l’Ukraine en guerre, réfugiées en Pologne, se voient refuser un droit auquel elles avaient pourtant accès dans leur pays.

Les femmes d’Amérique latine, de l’Équateur au Pérou en passant par le Salvador et le Brésil, luttent sans relâche pour arracher ce droit, durement réprimé. Les Argentines et les Colombiennes l’ont obtenu de haute lutte.

Les femmes d’Afrique et du Moyen-Orient, en majorité, vivent dans des pays où l’avortement est totalement interdit ou très restrictif.

En Europe même, ce droit est encore dénié aux femmes de Pologne, Malte, Andorre, Monaco.
Il est considérablement entravé en Espagne et en Italie par le nombre important de médecins qui se réfugient derrière leur clause de conscience pour exercer un refus de soin alors que l’avortement est un droit.

L’AVORTEMENT EST UN DROIT QUI EST TOUJOURS ATTAQUÉ !

En France, l’accès à l’avortement est empêché par les fermetures de maternités de proximité et donc de centres d’Interruption Volontaire de Grossesse, les diminutions de budgets alloués aux associations féministes, la double clause de conscience qui perdure et les délais qui sont plus restrictifs que dans d’autres pays européens et obligent encore des femmes à avorter à l’étranger ! Une loi de février 2022 a entériné le fait que les sages-femmes puissent pratiquer des IVG « instrumentales » mais les décrets d’application ne sont toujours pas publiés !

En France, en Europe et dans le monde, des forces politiques réactionnaires de droite, d’extrême droite, intégristes religieuses, s’acharnent à empêcher les femmes d’avorter. Elles visent à faire perdurer le contrôle patriarcal sur le corps des femmes. Il est grand temps de garantir le droit à l’avortement en l’inscrivant dans la Constitution française et dans la Charte européenne des droits fondamentaux !

Des femmes et des filles meurent toujours dans le monde car elles ne peuvent avorter en sécurité .
D’autres sont emprisonnées durant de nombreuses années. Ceci constitue une violation des droits humains que nous continuerons à combattre au niveau international.

L’AVORTEMENT EST UN DROIT FONDAMENTAL DONT CHAQUE FEMME DOIT POUVOIR BÉNÉFICIER !

Exigeons des engagements fermes, des ressources humaines et financières dédiées pour que partout dans le monde les femmes puissent avorter librement, sans frais, et en toute sécurité !
Les droits des femmes à disposer de leur corps, le droit à la santé, les droits sexuels et reproductifs sont des droits fondamentaux. Ils concourent à la réalisation pleine et entière de tous les autres droits et à l’émancipation de toutes et tous !

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE LE 28 SEPTEMBRE 2022
JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LE DROIT À L’AVORTEMENT

Collectif Avortement en Europe, les femmes décident.

Premier.e.s signataires :

ANCIC, ANSFO, APEL-Égalité, Assemblée des femmes, Attac France, CADAC, CFDT, CGT, Chiennes de garde, CNDF, Collective des mères isolées, Comité Manche Droits des Femmes, les Dyonisiennes, EELV, les Effronté.es, Ensemble ! (MAGES), Femmes égalité, Femmes solidaires, Force Jaune, FSU, Gauche écosocialiste, LDH, LFI, LFID, Maison des femmes de Montreuil, Maison des femmes de Paris, Marche mondiale des femmes France, Mémoire traumatique et victimologie, Nous Toutes, OLF, On Arrête Toutes, NPA, Place publique, Planning Familial, Planning Familial 94, PCF, Réseau féministe Ruptures, Las Rojas, SKB, SNPES-PJJ-FSU, StopVOG, Sud PTT, Sud Santé sociaux, TJK-F, Touche pas à mon intermittent.e, Unef, Union citoyenne pour la liberté, Union Syndicale Solidaires


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1 complément

  • je partage l’appel des camarades féministes de Grenoble qui n’invisibilise pas les personnes transmasculines

    MANIF DE DEFENSE DU DROIT A L’IVG

    <img src='https://cric-grenoble.info/local/cache-vignettes/L283xH400/arton2585-7e909.jpg?1664122122' alt='' class='spip_logo spip_logos' width='283' height='400' onmouseover='' onmouseout='' />

    IVG - Liberté fondamentale, solidarité internationale !
    28 septembre à 18h30. Place Victor Hugo

    Le 28 septembre est la journée mondiale du droit à l’IVG (interruption volontaire de grossesse). Cette date est née de la lutte pour l’IVG en Amérique latine et aux Caraïbes, célébrée pour la première fois en 1990. En 2011, le Réseau Mondial des Femmes pour les Droits Reproductifs (WGNRR) a déclaré le 28 septembre comme date mondiale pour le droit à l’avortement.

    Cette date s’inscrit donc dans un mouvement féministe international et révolutionnaire pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Nos droits sont toujours mis en danger : en juin 2022, la Cour Suprême des États-Unis a rendu les états libres d’interdire ou de restreindre sévèrement le droit à l’avortement. Le 15 septembre 2022, la Hongrie a mis en place un décret qui oblige les femmes voulant avorter à écouter le fœtus, dans le but de les dissuader et de limiter le nombre d’IVG.

    Plus globalement, partout dans le monde le droit à l’IVG est attaqué.

    Restreindre ce droit n’a jamais diminué et ne diminuera jamais le nombre d’avortements dans le monde. Cela pousse en revanche les femmes et les personnes transmasculines* à avorter loin de chez elles, ce qui représente un coût financier énorme et écarte de ce droit les femmes les plus précaires. Leur seule solution reste d’avorter clandestinement, dans des conditions dangereuses. Selon le Planning Familial, on estime qu’une femme meurt toutes les 9 minutes dans le monde suite à un avortement clandestin. Dans les pays où l’avortement est illégal, les femmes qui ont recours à un IVG ou les médecins qui le pratiquent, se voient punies par la justice (amendes et peines de prison), ainsi que par la « justice populaire » par l’exclusion et l’humiliation. Pour donner quelques exemples, les peines de prison peuvent être de 3 années à Malte et en Égypte pour les femmes y ayant eu recours. Les femmes faisant une fausse couche sont soupçonnées d’avoir accouché clandestinement et risquent ces mêmes peines alarmantes et intolérables.

    En bref, dans de nombreux pays, des femmes meurent, sont emprisonnées, sont précarisées, à cause des lois anti-IVG. Dans tous ces pays, des femmes se battent pour ce droit. Nous nous battons aux côtés des femmes du monde entier pour le droit à disposer librement de nos corps. Quand on attaque les droits d’une femme, ce sont toutes les femmes qui sont attaquées.
    Solidarité féministe avec nos soeurs du monde entier !

    Les attaques contre le droit à l’IVG ne sont pas des attaques isolées. Ces politiques anti-IVG sont toujours accompagnées d’autres politiques sexistes et anti-droits LGBTI. Par exemple, en 2019, 1 an avant d’interdire quasi totalement l’avortement, la Pologne a mis en place des zones anti-LGBTI. Se battre pour l’IVG, c’est donc se battre contre les LGBTphobies, contre ces idées réactionnaires et dangereuses associées aux politiques anti-IVG, contre le pouvoir patriarcal qui impose ses lois sur nos corps et sur nos vies.

    Pourquoi se mobiliser en France pour le droit à l’IVG ?

    Car nous soutenons les femmes de tous les pays.
    Car ce droit n’est toujours pas un droit constitutionnel, rien ne nous assure qu’il ne soit pas limité ou supprimé en France.
    Car en se battant pour ce droit, nous nous inscrivons dans un combat antipatriarcal pour le droit des femmes et des LGBTI à disposer librement de leur corps.
    Car bien que légal, les personnes les plus isolées, précaires, marginalisées ont beaucoup plus de mal à avoir accès à l’ivg : de nombreux centres d’IVG sont fermés (plus de 130 depuis 2010), et nous manquons terriblement de moyens dans le domaine de la santé.
    Car la clause de conscience permet encore à de nombreux-ses médecins de refuser de
    pratiquer un avortement,
    Car il faut se défendre contre les politiques réactionnaires et conservatrices de la droite et de l’extrême droite qui s’attaquent actuellement à nos autres droits (PMA et mariage pour toustes, facilité de l’accès aux parcours de transition.)

    C’est pourquoi nous revendiquons :
    - L’inscription du droit à l’IVG dans la constitution ;
    - La réouverture des centres IVG ;
    - La fin de la double clause de conscience pour les médecins et l’application de la
    loi du délit d’entrave à l’IVG ;
    - La suppression des délais pour l’IVG (également recommandé par l’OMS)
    - La possibilité aux centres de santé sexuelle de pratiquer des IVG instrumentales,
    y compris par des sage-femmes ;
    - Un réinvestissement massif dans la santé et les hôpitaux, et les associations de
    santé sexuelle (notamment le Planning Familial) ;
    - L’accès facilité à la contraception définitive (vasectomie, ligature des trompes) ;
    - L’application réelle de la loi d’éducation sexuelle dans l’Éducation Nationale (3
    séances par an) afin de lutter, entre autres, contre la stigmatisation des personnes
    ayant recours à l’IVG ;
    - Une vraie politique diplomatique à l’égard des pays restreignant l’accès à
    l’avortement.

    *certaines personnes transmasculines peuvent tomber enceintes et sont donc concernées
    par le droit à l’IVG

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