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ACTUALITÉS EXPLOITATION ANIMALE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES
Publié le 13 janvier 2019 | Maj le 17 janvier 2020

Cantine de soutien aux activistes inculpé.e.s et détenu.e.s de 269 Libération Animale


L’espace autogéré stéphanois « La Gueule Noire » organise le samedi 19 janvier (à partir de 12h) une cantine de soutien aux camarades antispécistes de 269 Libération Animale touché.e.s par la répression pour leur pratique de l’action directe contre le système économique.

Au programme de cette cantine de soutien :

* Menu vegan à prix libre préparé par le P’tit Resto de la Gueule Noire,
* Présentation de l’activisme de 269 Libération Animale (discussion sur la lutte antispéciste : stratégies et répression, projection de vidéos, etc),
* Collecte d’ouvrages politiques pour Matthias, notre camarade de lutte détenu depuis 44 jours à la prison Champ-Dollon en Suisse (https://www.facebook.com/solidarite...),
* Vente d’illustrations engagées et de notre magazine,
* Infokiosque.

Et pour celles et ceux qui ne peuvent pas venir, la caisse de soutien en ligne c’est par ici : https://www.cotizup.com/solidariter...

**********

Qui sommes-nous ?
Si le militantisme « animaliste » se limite aujourd’hui dans sa grande majorité à un appel à la vertu, faisant la part belle au choix individuel et à la sensibilisation de l’opinion publique, l’objectif de notre collectif 269 Libération Animale est résolument opposé à cette promotion d’un antispécisme capitaliste, légaliste et moraliste.

De ce positionnement, découle une stratégie très différente, loin de la « persuasion morale » dont usent la majorité des associations et collectifs animalistes. Notre priorité n’est pas de convaincre en masse ; mais de mettre en déroute le pouvoir spéciste.

Être vegan ne suffit pas : c’est inévitablement inclus dans le panel des choix alimentaires, et, de par cette caractéristique, absorbable par le système capitaliste. La seule possibilité que nous avons, face à cette impasse, c’est de donner vie à un conflit non récupérable, qui peut être réalisé seulement si nous pouvons identifier pas seulement les structures, mais aussi les rôles qui construisent et gardent leur pouvoir (économique et social) sur l’exploitation. Un conflit, donc, qui frappe le mécanisme capitaliste qui produit la destruction des animaux.

Un antispécisme révolutionnaire
La portée révolutionnaire de la question animale se réalise si nous sommes capables de l’affronter avec les bons moyens : la libération animale traite la question de l’exploitation des animaux comme premier pas vers une mise en discussion d’ensemble d’un système autoritaire plus large.
Pour nous, seules des pratiques radicales, qui mènent un haut niveau de conflictualité vis-à -vis des responsables de l’exploitation animale, sont efficaces : une conflictualité permanente, capable de freiner la récupération de certaines pratiques de la part des institutions.

Quelles stratégies ?
Notre activisme cible les institutions qui normalisent le spécisme. En visibilisant les industries et l’Etat comme des acteurs oppressifs, nous cherchons à créer un véritable rapport de force avec le pouvoir. Il nous est apparu essentiel de réinstaurer « l’agir politique » car s’exprimer politiquement et agir politiquement sont deux choses différentes : descendre dans la rue n’est pas agir politiquement. La véritable radicalité, c’est pour nous le passage à l’acte. Ce sont les corps qui font les révolutions et si les corps demeurent devant les écrans, il ne se passe rien.
Notre champ de bataille se situe dans les abattoirs bloqués, dans les sièges sociaux occupés, dans ces zones libres que nous appelons des "sanctuaires" et qui accueillent des personnes animales réfugié.e.s.

Si les militants ont largement mythifié l’idée politique de la révolution, nous avons négligé sa dimension technique. Aujourd’hui nous tentons justement de nous ancrer dans la réalité en joignant des actions concrètes aux mots (17 actions directes menées depuis un an et demi et 413 animaux exfiltrés des abattoirs).
L’idée de ces blocages, de ces libérations, des occupations de sièges sociaux et autres actions repose ainsi sur une praxis de la « défense pour autrui » et une certaine propagande par le fait : lancer des frappes contre des cibles symboliques permet d’exprimer ouvertement une critique radicale envers certaines industries, et le système spéciste en général et, d’autre part, de ternir l’aura sacrée qui entoure la propriété privée dans notre société.

Les actions directes ont ceci de redoutable qu’elles sont chaque fois l’occasion de multiplier les complicités offensives. S’organiser efficacement, c’est avant tout nouer des liens. La réelle puissance politique vient de cette aptitude au partage et c’est cette capacité à « lier » qui effraie les institutions spécistes et engendre une répression terrible pour nous qui se traduit par une longue série de gardes à vue, de perquisitions, de saisies, de mises en examen, de plaintes et de condamnations contre les activistes de 269 Libération animale :


Proposé par Simone
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