La bibliothèque l’Hérissé·e, à Saint-Étienne, propose une projection-discussion (à 18h30) à l’occasion d’une de ses permanences (à partir de 17h), le lundi 22 septembre 2025 !
(Les films seront en version originale anglaise, sous-titrés en français.)
On avait envie de regarder ensemble deux films étasuniens, Homotopia [2006 - 27min] et Criminal Queers [2020 - 63min], réalisés par Eric A. Stanley & Chris E. Vargas, qui traitent de sujets comme l’homonationalisme, le pink-washing, les luttes contre la prison et le colonialisme dans une perspective queer, antiraciste et anarchiste. Ce sont deux fictions, réalisées avec les moyens du bord, qui mettent en scène un groupe d’ami·es qui tentent d’agir sur ce qui leur fout la rage !
Voici la description qu’en font les réalisateurices :
- - « Criminal Queers visualise une lutte trans/queer radicale contre le complexe industriel carcéral et pour un monde sans murs. Se rappelant que les évasions de prison sont à la fois une pratique théorique et matérielle de la liberté, ce film imagine quels espaces pourraient s’ouvrir si des pieds-de-biches, des perruques et des limes métalliques devenaient des outils de transformation. Suivez Yoshi, Joy, Susan et Lucy dans leur lecture féroce de tout ce qui concerne la Campagne des droits de l’homme, la législation sur les crimes de haine et la non-professionnalisation des mouvements sociaux. Criminal Queers développe notre libération collective en travaillant à abolir les multiples façons dont nos cœurs, genres et désirs sont confinés. »
- - « Homotopia se déroule dans le futur et le présent et raconte l’histoire d’un groupe de queers radicaux qui s’efforcent de dénoncer les problèmes liés au mariage gay, de démanteler l’État et de défaire l’Empire, tout en ayant l’air totalement féroce. Tissée dans l’histoire des aventures de Yoshi en amour, résistance et sexe, se trouve une critique de la violence écrasante de l’homonormativité et de sa perpétuation mortelle du patriotisme américain, des structures conservatrices de parenté et de l’accumulation affective. Homotopia tient en otage des hypothèses cinématographiques à travers son assemblage hétéroclite d’une équipe intransigeante. La race, le genre, la capacité et le désir sont retravaillés à travers une prise anticoloniale de lutte queer créant un rythme visuel d’utopisme mélancolique qui sait qu’il n’y a peut-être pas d’avenir mais espère toujours que ce jour ne sera pas leur dernier. La révolution de l’amour, pas l’illusion d’État, Homotopie. »
On voudrait ensuite pouvoir discuter de tout ça autour d’un goûter-apéro (végan), revenir sur les idées que portent ces films, ce qui nous inspire là-dedans ou pas !
À bientôt,
L’Hérissé·e
à la Gueule Noire,
16 rue du mont
Saint-Étienne
Accès par un escalier, toilettes non accessibles aux fauteuils roulants























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