Cette cantine est en solidarité avec Cheikh, emprisonné au Sénégal pour 7 ans.
Il a été condamné parce qu’il était le propriétaire d’une pirogue qui a fait naufrage lors de sa traversée depuis les côtes sénégalaises, vers l’Europe.
150 personnes étaient à bord du bateau, la plupart d’entre elles sont mortes ou disparues.
Encore une fois, ces morts auraient pu être évitées si les personnes à bord avaient pu exercer leurs droit à la liberté de circulation en toute sécurité. C’est à cause du régime des visas, et de la présence des agents de Frontex de plus en plus présents en mer et sur terre au Sénégal. La politique coloniale de l’Union européenne en matière de frontière est active, coordonnée, réfléchie et responsables de milliers de morts.
Mais plutôt que de dénoncer cette politique meurtrière, l’état sénégalais choisi d’aller encore plus loin dans la criminalisation de la migration, et de toute les formes de solidarité qui vont avec. Cheikh en paye le prix fort.
Dans cette même continuité, depuis ce naufrage survenu le 8 septembre 2025, une ligne téléphonique de délation des embarcations sur le départ a été mis en place, contre rémunération. Bref criminalisation et militarisation s’intensifient au Sénégal, sur les consignes de l’Union européenne.
Encore une fois, la liberté de circulation est un droit fondamental. Ce qui tue c’est de rendre les frontières dangereuses, pas celles et ceux qui aident à les traverser.
Liberté pour Cheikh et pour toutes celles et ceux en prison à cause du régime meurtrier des frontières.
Ni oubli ni pardon pour les morts et les disparues en mer.
Le repas est végé / vegan et prix libre, à la Tablée au 15 rue Robert à Sainté.
Au menu : salade coleslaw, frites et hamburgers, pickles et confit d’oignon, en dessert cheesecake.
En prison, tout coûte cher.
La gamelle est souvent mauvaise, et doit être remplacée ou complétée par les cantines, produits surtaxés par rapport aux prix extérieurs. La télévision, le frigo, sont payants. Les appels téléphoniques sont hors de prix.
Il faut aussi souvent payer les avocats, les amendes, les parties civiles...
Tout ceci pèse très souvent sur les proches, car le travail en prison n’est pas accessible à tout le monde, et les détenu.es sont payé.es des miettes, pour le plus grand plaisir des entreprises qui les exploitent.
Il faut en plus ajouter le prix des déplacements au parloirs, et parfois de l’hébergement pour les personnes qui viennent de loin.
Pour toutes ces raisons, nous proposons une fois par mois une cantine en soutien, pour alléger la charge financière qui pèse sur des proches de détenu.es.
















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