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SAINT-ÉTIENNE   COVID-19
Publié le 22 avril 2020 | Maj le 16 mai 2020

Plus que jamais le 1er Mai !


Alors que le monde entier fait face à la pandémie, ce premier mai sera plus que jamais la journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs.

Communiqué intersyndical Loire 1er mai 2020

Un 1er Mai confiné mais revendicatif

A la veille de la journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, nos organisations syndicales s’expriment ensemble dans la continuité de nos luttes communes pour défendre le Code du Travail, les retraites, les salaires, la sécurité sociale, le service public, les libertés et l’emploi. Sans les salarié-e-s mal payé-e-s, précarisé-e-s, méprisé-e-s, pas de lutte contre le virus Nous saluons l’engagement des salarié-e-s qui répondent présent-e-s pour satisfaire les besoins de première nécessité, qu’elles et ils soient dans le secteur de la santé, du médico-social, dans l’aide à domicile, la collecte et le traitement des déchets, les grandes surfaces alimentaires, les transports, la Poste, l’Éducation, les industries et toutes les activités essentielles et vitales dans ce contexte de pandémie mondiale. Ce sont principalement les salarié-e-s les plus mal payé-e-s, à temps partiel et précaires, majoritairement des femmes, qui se trouvent bien souvent en première ligne, parfois au péril de leur santé et de leur sécurité.

Hôpitaux, EHPAD : il ne suffit pas de rendre hommage, il faut répondre aux revendications !

En poursuivant la politique de suppression de lits de ses prédécesseurs (- 150 000 lits depuis 1980), en refusant la réouverture des usines qui permettrait la production de masques ou de bouteilles d’oxygènes, en n’organisant pas la production des tests et des médicaments, en maintenant tous les plans mortifères pour le système de soins publics (comme l’a révélé la déclaration du directeur de l’ARS Grand Est), ce gouvernement est pleinement responsable de la situation. Ce ne sont pas de félicitations de convenance dont ont besoin les soignant-e-s et personnels des hôpitaux : il faut, tout de suite, des masques, des tests de dépistage, des EPI, partout ! Il faut, tout de suite, du matériel, des postes, des augmentations de salaires ! C’est ce que demandaient et demandent toujours les soignant-e-s qui étaient mobilisé-e-s depuis plus d’un an et que le gouvernement a réprimés-e-s !

Dans les EHPADs, la revendication du ratio personnels/résident-e-s « un pour un », pourtant inscrite dans le plan Solidarité grand âge 2007 /2012, n’a pas non plus été appliquée. La scandaleuse recommandation du ministère de la Santé pour empêcher la prise en charge des résidents des EHPAD à l’hôpital doit être retirée !


Communiqué intersyndical du 24 avril 2020

Depuis le début de la crise sanitaire, des millions de personnes sont confinées. De nombreux pays vivent grâce aux oublié-es, aux invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie.

Évidemment ce sont d’abord l’ensemble des personnels de santé qui n’ont pas compté leurs heures, leur dévouement. Ensuite il y a tous les salarié-es, souvent des femmes, du commerce, de l’agro-alimentaire, du paramédical du social, du nettoiement…, ainsi que tous-tes ces agent-es de la fonction publique qui ont continué d’assurer leurs missions de service public, et plus largement ceux et celles qui travaillent au service de la population.

Les paroles de reconnaissance des gouvernements n’ont pas été suivies d’actes forts. Les mots sont évidemment insuffisants pour exprimer notre colère, et notre détermination à faire changer les choses. Nous porterons ce 1er mai 2020, bien que confiné-es, les revendications qui sont plus que jamais d’actualité :

Car sacrifier la santé des travailleurs-ses n’est pas admissible :

Si la « reprise » de la vie sociale, dont le travail fait partie, est une espérance, une nécessité pour beaucoup d’entre nous, (et pour d’autres plus pour remettre leur profit à l’ordre du jour), cela ne peut se faire sans la garantie la plus absolue de la sécurité de chacun, chacune, ainsi que celle de ses enfants. La santé, la sécurité, le droit de retrait, de grève, le droit syndical doivent être respectés !!

Car sacrifier les droits des travailleuses-eurs sur l’autel de l’économie n’est pas tolérable et ne pourra continuer quelle que soit la situation :

Des semaines à 60 heures de travail, la perte des congés, des jours de repos, le travail dominical étendu, les abus sur le télétravail ne sont pas légitimes et ne peuvent durer ! Ce n’est pas une prime donnée au bon vouloir du patron, ou de l’employeur public, une aide ponctuelle aux plus modestes qui suffiront aux travailleurs-euses : ce sont de vraies revalorisations salariales du SMIC et des salaires en particulier dans les conventions collectives où ils sont les plus bas, tout comme dans la fonction publique !

Sacrifier les plus précaires d’entre nous n’est pas admissible dans une société d’égalité et de solidarité :

Vacataires, intérimaires, intermittent-es, services civiques, la précarisation des travailleur-euses s’est multipliée ces dernières années, et la situation des chômeur-euses et étudiant-es a été dégradée, tout comme celle des sans-papiers aujourd’hui ignoré-es sur le plan sanitaire comme social.

Elles et ils payent le prix fort de la situation, et les inégalités sociales explosent. Le manque d’investissement au niveau de la santé, la réforme de l’assurance chômage, le projet de réforme de la retraite par points mettent à mal la protection sociale, laquelle est un socle protecteur.

De plus, le développement des services publics est nécessaire et indispensable pour assurer l’égalité et répondre aux besoins de la population. De nombreuses aides sont prévues pour les entreprises, alors que pour ceux et celles qui sont dans des situations difficiles, elles restent mineures. Il faut permettre la suspension des loyers et des dépenses d’énergie, une aide pour l’accès à internet et aux transports, car nous savons que si la crise sanitaire peut régresser, la situation économique et sociale va continuer à faire des dégâts.

Cette situation inédite, qui peut malheureusement perdurer et/ou continuer, a remis en lumière l’essentiel : un hôpital et un système de santé publique avec de vrais moyens humains, matériels, financiers, un système de protection sociale large tout au long de la vie, des services publics qui ne sont pas sacrifiés par des politiques de restructurations, suppressions au bénéfice des appétits de ceux qui prospèrent dans ce système capitaliste !

Le 1er mai doit permettre à chacun et chacune de s’emparer de ces revendications, et par tous les moyens de les rendre visibles.

Même confiné-es, manifestons toutes et tous le 1er mai, avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux(...) et donnons à cette journée une véritable force collective !

Le 1er mai, soyons visibles, solidaires, déterminées. Nous ne paierons pas la crise générée par des choix politiques d’un système capitaliste mortifere.

Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe !

P.-S.


Proposé par gdrbarloul
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