Actualité et mémoire des luttes à Saint-Étienne et ailleurs
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Publié le 18 janvier 2012 | Maj le 13 décembre 2020

[2011] De quelques lignes noires sur les pages blanches... Kroniks


Marcello Tari
Autonomie (Italie les années 1970)
La Fabrique

Autonomie ne fut jamais, écrit Tari, le nom d’une organisation : il faudrait toujours se référer aux autonomies, celles des ouvriers, des étudiants,des femmes,des homosexuels, des prisonniers, des enfants, « de quiconque aurait choisi la voie de la lutte contre le travail et contre l’état, de la sécession avec le fantasme de la société civile et de la subversion de la vie ensemble avec d’autres ». Et si le mouvement finit par succomber sous les forces conjuguées de la machine étatique et du Parti Communiste, son histoire est celle d’une aventure révolutionnaire dont l’incandescence est plus que jamais actuelle.

Mathieu Rigouste
Les marchands de peur (la bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire)
Libertalia éditions

La peur comme outil de domination de classe, transformée en marchandise, devient un des secteurs privilégiés des idéologues. Mathieu Rigouste étudie à la loupe le fonctionnement (et les réseaux) de la « bande à Bauer »ainsi que son implication dans la société de contrôle. Edifiant et inquiétant.

Patrick Bard
La frontière
Points Seuil

Lorsque Toni Zambudio journaliste de profession débarque à Cuidad Juarez, ville frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, on a trouvé le corps de cinquante femmes violées et mutilées. Son enquête met à jour les conditions de travail horribles imposées par les grandes compagnies occidentales, et la corruption à tous les niveaux, dans les « maquillas ». L’enfer mexicain ne tient pas qu’a la chaleur du désert...

David Simon & Ed Burns
The corner
Florent-Massot éditeur

A Baltimore,un fameux corner formé par Lafayette et Monroe est un marché de la drogue ouvert vint quatre heures sur vint quatre, sur fond de crise sociale et économique, la loi du plus fort règne. Une enquête sur la sinistre réalité d’un des quartiers les plus déshérités des Etats Unis. Par les auteurs de la séries américaine « The Wire ».

Barry Miles
Beat Hotel
Le mot et le reste éditions

Cet endroit fut, entre 1957 et 1963, un lieu de grande effervescence littéraire. Allen Ginsberg, Gregory Corso et Peter Orlovsky s’y installèrent fin 1957. William Burroughs arriva en janvier 1958, peu après, Brion Gysin posa lui aussi ses valises. Les poètes de la beat génération ne cessèrent, durant leurs passages à Paris, de créer des passerelles avec d’autres auteurs ou mouvements littéraires. Ils rencontrèrent Tzara, Péret, Lebel... Ce sont ces années que Barry Miles retrace dans Beat Hotel.

Jean Marc Rouillan
De mémoire (3) Lacourte saison des Gari (Toulouse 1974)
Agone éditions

Avec ce troisième volume de ses mémoires, Jean Marc Rouillan revient sur le quotidien du groupe toulousain des Gari (Groupes d’action révolutionnaire internationalistes) en lutte contre la dictature de Franco. Au-delà d’un récit d’aventures picaresques et inconscientes qui s’étendent sur toute l’Europe, c’est le point de non retour vers l’engagement dans la lutte armée dont il est question.

Jean Patrick Manchette
Journal 1966-1974
Gallimard

« Jeudi 29 Décembre 1966 : Aujourd’hui, ces temps-ci, je ne suis probablement sain tout à fait ni de corps ni d’esprit. Je mesure quelque chose comme 1mètre 75, je pèse à peu près 60 kilos. Je suis fatigué, j’ai une crise de foie permanente par manque de sommeil et abus de la bière. Les soucis d’argent, et ceux de Mélissa, que je ressent, me pèsent. » A l’âge de vint-quatre ans, Jean Patrick Manchette commence à écrire son journal. Il le tiendra régulièrement jusqu’à sa disparition en 1995.

Anselm Jappe
Crédit à mort
Lignes éditions

« La seule chance est celle de sortir du capitalisme industriel et de ses fondements, c’est à dire de la marchandise et de son fétichisme, de la valeur de l’argent, du marché, de l’Etat, de la concurrence, de la Nation, du patiarcat, du travail et du narcissisme... » Anselm Jappe est théoricien de la valeur et spécialiste de Guy Debord.

William Burroughs
Le porte-lame
Tristam éditions

Recourant à la technique du scénario, Burroughs décrit un film imaginaire tourné à Manhattan en 2014. Les laboratoires, par pur cynisme et mercantilisme, entravent l’accès aux traitements les plus efficaces. Une médecine clandestine se développe, dont le fonctionnement est calqué sur celui du trafic de dogue. Le porte-lame (the blade runner) est celui qui convoie la marchandise illégale dans les rues de la mégapole. Un roman bref, incisif et excitant, est aussi un hommage à New-York.


Proposé par toldrat
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